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Tchad : Démission surprise de Tom Erdimi, le « bosseur » de l’Enseignement supérieur tire sa révérence

Quatre ans après sa nomination à la tête du ministère d’État en charge de l’Enseignement supérieur, de la Recherche scientifique et de la Formation professionnelle, le Dr Tom Erdimi a déposé sa démission. Une annonce inattendue qui provoque une onde de choc dans le milieu universitaire.

Un départ qui prend de court

L’information est tombée via la page officielle du Secrétaire général du Gouvernement, prenant de court les acteurs du secteur éducatif. Alors que rien ne laissait présager un tel dénouement, le départ de ce poids lourd du gouvernement interroge sur les raisons profondes de ce retrait soudain.

Un bilan salué par les observateurs

Pour de nombreux observateurs avertis, le Dr Tom Erdimi laissera l’image d’un « bosseur » acharné. Depuis son arrivée à la tête de ce département stratégique, des changements notables ont été engagés, visant à moderniser l’enseignement supérieur et à redynamiser la recherche scientifique au Tchad. Son pragmatisme et sa connaissance des dossiers étaient largement reconnus par ses pairs et les syndicats d’étudiants.

L’ombre d’un bras de fer budgétaire

Cependant, les coulisses du pouvoir bruissent de rumeurs quant aux motifs réels de ce départ. Selon certaines indiscrétions, cette démission serait le point d’orgue d’une crise interne persistante avec le ministère des Finances.

« Le ministre se heurtait régulièrement à des blocages budgétaires. Le refus du département des Finances de décaisser les fonds nécessaires à ses réformes aurait fini par paralyser son action », confie un cadre du ministère.

Si cette thèse de l’asphyxie financière se confirme, elle soulève des questions sur la capacité du gouvernement à soutenir les ambitions de ses ministères techniques face aux arbitrages rigoureux du Trésor public.

En attendant la nomination d’un successeur de plein exercice, l’intérim est désormais assuré par la Secrétaire d’État à l’Enseignement supérieur. Ce dernier aura la lourde tâche de gérer les dossiers en instance et de maintenir la stabilité d’un secteur particulièrement sensible.