


Plainte de la Fédération Royale Marocaine de Football (FRMF), communiqué de la Fédération Sénégalaise de Football (FSF), intrusion d’agents du protocole sur la pelouse, émeutes après la victoire du Sénégal… Deux jours après la finale de la Coupe d’Afrique des Nations (CAN) Maroc 2025, la tension reste palpable et les débats s’enflamment encore.
Tout a commencé avec les accusations de favoritisme entourant l’arbitrage des matchs impliquant les Lions de l’Atlas. L’élimination du Cameroun, suivie de la suspension du président de la FECAFOOT Samuel Eto’o, a ravivé les soupçons d’un traitement de faveur en au profit du pays hôte. Walid Regragui, sélectionneur marocain, a balayé ces critiques, exhortant ses joueurs à rester concentrés jusqu’au bout.
Un climat électrique avant même la finale
À la veille de l’ultime rencontre, la FSF publiait un communiqué dénonçant des dysfonctionnements logistiques et sécuritaires : arrivée chaotique à la gare de Rabat, hébergement dans un hôtel 4 étoiles au lieu des 5 promis, terrain d’entraînement jugé inadapté. La CAF a immédiatement répliqué, rejetant toutes les accusations et affirmant que chaque disposition avait été validée d’un commun accord.



Une finale sous haute tension
Durant la finale, les deux camps ont tour à tour dénoncé des décisions arbitrales partiales, jusqu’au penalty controversé accordé au Maroc en prolongation. La FRMF, estimant que le Sénégal a volontairement perturbé le déroulement du match en quittant brièvement la pelouse, a annoncé saisir la CAF et la FIFA. Selon elle, le penalty était « jugé correct à l’unanimité des spécialistes » et la réaction sénégalaise aurait « impacté le déroulement normal de la rencontre et la performance des joueurs ».
Polémiques en cascade et tensions hors terrain
Sur les réseaux sociaux, l’incursion de ramasseurs de balle marocains — accusés d’avoir subtilisé la serviette d’Édouard Mendy — a alimenté les accusations de déstabilisation. Certains internautes parlent d’une « CAN de la honte », dénonçant un manque de fair-play du Maroc. Des échauffourées ont éclaté dans plusieurs localités marocaines après la victoire sénégalaise, et un décès a été signalé côté sénégalais. Même la conférence de presse d’après-match a été perturbée par des tensions entre journalistes des deux pays.




Entre célébrations et procédures
Pendant que le Sénégal savoure son sacre, le Maroc espère un retour favorable à sa plainte. De leur côté, la CAF et la FIFA ont critiqué l’attitude des joueurs et du staff sénégalais lors de leur sortie temporaire du terrain. La CAF a annoncé l’ouverture d’une enquête pour déterminer les responsabilités de chacun.


Une édition qui restera dans les mémoires
Cette 36ᵉ édition de la CAN restera gravée dans l’histoire, non seulement pour son intensité sportive, mais aussi pour les controverses qui l’ont entourée. Elle rappelle qu’au-delà des infrastructures modernes et de la capacité d’accueil, l’esprit du jeu et la maturité des acteurs — joueurs, dirigeants, supporters — demeurent essentiels pour préserver l’image du football africain sur la scène internationale.
DJAGBARA Xavier
