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Sécurité : Malgré l’interdiction, l’usage ostentatoire d’armes à feu illégales persiste au Tchad

Une récente vidéo circulant sur les réseaux sociaux met en lumière la persistance inquiétante du port d’armes illégal au Tchad. Les images, qui montrent un individu brandissant sans aucune retenue ce qui ressemble à un fusil d’assaut lors d’une cérémonie de mariage, soulèvent de sérieuses questions sur l’application de la loi et la sécurité publique dans le pays.

Le Tchad, comme de nombreux pays de la sous-région, est soumis à une législation stricte concernant la possession et le port d’armes à feu. En théorie, seule l’armée, les forces de sécurité et les individus autorisés par des permis spécifiques peuvent être en possession de telles armes. L’usage public d’une arme de guerre ou d’une arme prohibée, constitue un crime grave passible de lourdes peines.

Ce type de comportement, souvent perçu comme un signe de puissance ou d’autorité dans certaines zones, contribue à la normalisation de la violence et à la banalisation de la présence d’armes illégales dans l’espace public.

La circulation de ces armes est directement liée à l’insécurité chronique, aux règlements de compte, et alimente les conflits intercommunautaires qui attristent le pays depuis plusieurs années.

L’aspect le plus alarmant de cette situation, dénoncé par la société civile, est le sentiment d’impunité qui semble accompagner de tels actes. La vidéo authentifiée par plusieurs médias locaux témoigne de l’absence de crainte de poursuites, et affiche une faiblesse des mécanismes de contrôle et l’existence possible de complicités au niveau local.

Les autorités chargées de la sécurité sont régulièrement appelées à renforcer les opérations de désarmement dans les zones où la circulation d’armes est la plus forte. A appliquer la loi sans distinction et engager des poursuites systématiques contre tous ceux qui portent ou utilisent illégalement des armes à feu.

La multiplication de telles démonstrations d’armes en public est un signal d’alarme qui exige une réaction ferme et immédiate de l’État pour garantir la sécurité et le respect de l’État de droit sur l’ensemble du territoire national tchadien.