
Wakit Tama section politique a publié un communiqué retentissant le 29 octobre 2025depuis Paris, dénonçant avec la plus grande fermeté la dérive autoritaire et l’échec de la transition politique en cours au Tchad.
Le Tchad traverse les phases les plus sombres
La coalition d’opposition estime que le Tchad traverse l’une de ses phases politiques les plus sombres, caractérisée par une répression et une intimidation constantes. Wakit Tama accuse le régime de s’être accaparé la totalité du pouvoir judiciaire, le subordonnant à l’Administration du territoire et transformant l’institution en instrument de la tyrannie.
Le communiqué fait état de plusieurs exemples d’atteintes aux libertés, notamment :
• L’enlèvement et la séquestration de plusieurs personnalités de l’opposition, dont Robert Gam, Secrétaire général du Parti Socialiste sans Frontières, et l’ancien Premier ministre Dr. Succès Masra.
• Le musèlement de la presse et l’instrumentalisation des médias pour diffuser une pensée unique.
• La fermeture de l’espace politique, la dissolution de partis d’opposition et la persécution d’indépendants.

Violations des droits humains et entraves à la démocratie
Wakit Tama dénonce avec force l’attitude du régime, accusé de diriger le pays comme une affaire familiale et clanique. Le pouvoir actuel est en place depuis plus de 20 ans et son maintien est perçu comme une exploitation du peuple, visant à servir une minorité.
Le communiqué souligne également :
• La répression récente subie par l’Union Nationale des Étudiants Tchadiens (UNET) et l’appel à la justice pour des violences contre les étudiants.
• La suppression de la restauration universitaire et l’arrêt des bus de transport.
• La dégradation généralisée des conditions d’études.
Wakit Tama se dit victime d’un acharnement politique qui illustre la stratégie du régime de museler toute voix critique.
Appel à la mobilisation et à la communauté internationale
La section politique de Wakit Tama affirme son attachement à la Constitution et dénonce un système profondément injuste, capable de suspendre les droits fondamentaux des citoyens. Elle réaffirme son soutien indéfectible à l’UNET et appelle les étudiants à tenir bon face à cette forfaiture.

Wakit Tama rappelle à la Commission Nationale des Droits de l’Homme (CNDH) ses obligations statutaires, notamment face aux violations des droits humains au Tchad. Elle exhorte le régime à répondre aux assurances de soutien reçues après la suspension des libertés.
Enfin, la coalition lance un appel à la lutte pacifique et démocratique, invitant la communauté internationale et les partenaires du Tchad (Paris, Bruxelles, Berlin et Genève) à soutenir les institutions et partenaires internationaux qui dénoncent la dérive autoritaire.
