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Politique : La torture comme arme de dissuasion du régime Tchadien

Le SG du Parti Socialiste Sans Frontières GAM Robert peint des conditions de détention horribles. Après 8 mois d’incarcération sans procès, il dévoile tout sur Radio France Internationale.

L’affaire Robert GAM, du Parti Les Socialistes Sans Frontières (PSF), révèle une stratégie de pouvoir au Tchad qui repose sur deux piliers principaux pour neutraliser l’opposition : la violence physique (la torture) et la violence symbolique (la négation médiatique). Cette dualité est l’essence de la politique de dissuasion employée par le régime. La Torture et la Détention : Dissuasion par la Terreur. Le témoignage de Robert GAM depuis son départ du territoire tchadien, confirmant les sévices infligés dans les geôles de l’ANS (Agence Nationale de Sécurité), met en lumière le rôle central de la terreur physique comme outil politique.

La détention prolongée et la torture de figures politiques comme GAM (héritier direct de Yaya Dillo) et l’exécution même de Yaya Dillo alors président du PSF ne visent pas seulement à punir, mais à décapiter l’opposition et à intimider toute personne qui pourrait prendre la relève. C’est une dissuasion radicale par l’exemple : s’engager politiquement comporte un risque mortel et physique. Les mauvais traitements ne sont pas un simple excès, mais une politique d’État. Ils envoient un message clair à la population et aux militants : aucune immunité n’existe face à la machine répressive. La peur de l’enlèvement et de la souffrance devient un facteur direct de découragement et d’auto-censure au sein de la société civile (interdiction de Wakit Tama…) et des partis d’opposition (enferment du leader des Transformateurs).

L’aspect le plus sophistiqué de cette stratégie de dissuasion réside dans la gestion post-libération des détenus. Et les tentatives de renversement de tendances par les Trolls informatique de l’Etat Tchadien prennent de plus en plus de l’ampleur mais loin d’aveugler la communauté internationale qui connait déjà le mode de fonctionnement du régime de Kaka. Le rôle de ces relais est de blanchir les crimes de l’ANS en forçant les victimes à démentir leur propre calvaire.

Le fait que Robert GAM ait attendu d’être en sécurité en France pour confirmer les tortures sur RFI démontre l’efficacité de la dissuasion du régime sur le territoire tchadien. Son témoignage est une rupture de la chaîne de négation et une victoire symbolique sur la propagande. La « politique comme arme de dissuasion » se manifeste par la volonté de faire taire non seulement les voix, mais aussi les corps des opposants. Le témoignage de GAM ne met pas seulement fin à un mensonge ; il documente de manière irréfutable un mécanisme de persécution intégré où la police politique et la propagande travaillent main dans la main pour garantir l’absence de toute opposition crédible et audible sur le territoire Tchadien pris en otage par le clan Deby et leurs sbires.